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Endométriose : quelles solutions naturelles?

Qu’est-ce que l’endométriose?

Le site de la fondation ENDOFRANCE définie l’endométriose comme suit : 

« L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire. »

Pour en savoir plus sur ce qu’est la maladie : https://www.endofrance.org

Il faut savoir qu’environ 10% des personnes nées avec un utérus en sont atteinte, et que 70% d’entre elles souffrent de douleurs chroniques invalidantes. Il n’y a pas de corrélation entre douleur et niveau d’endométriose (par exemple 30,2% des femmes évoquent des douleurs pelviennes sans lésion découvertes par laparoscopie).

Le premier traitement est la pilule progestative : la solution la plus rapidement proposée, pour arrêter les règles et stopper l’inflammation. Cependant de plus en plus de personnes la prenant se rendent compte des effets secondaires. C’est pour cette raison que l’article ici se concentrera sur les autres propositions. 

Les autres solutions :

L’alimentation : 

Concernant l’alimentation, il reste beaucoup de mythes à savoir ce qui serait bon ou pas. 

Le poisson (surtout le thon et le saumon) a des acides gras qui sont anti-inflammatoires, mais les effets sont débattus car les antibiotiques qu’ils ingèrent seraient plus néfastes au final.

Il en va de même pour les fruits et les légumes, l’effet antioxydant est prouvé mais à cause de l’utilisation très large de pesticides, ils sont plus néfastes que bon. 

La viande et le café ne sont pas un accélérateur de la maladie per se, mais comme ils peuvent irriter les intestins dans la digestion, certaines personnes conseillent de l’exclure de leur régime alimentaire. 

L’étude italienne des professeurs Marziali M, Capozzolo T a par contre montré qu’une alimentation sans gluten aide car elle permet de diminuer la production d’une toxine qui exacerbe la maladie.

Exercices physiques : 

L’exercice physique semble diminuer les douleurs liées à l’endométriose mais pas la maladie per se. Dans le cadre d’un exercice régulier, les douleurs inflammatoires diminuent. Cet exercice n’a pas à être intense systématique : le yoga par exemple a montré des résultats très positifs dans la mesure où il permet un traitement à la fois du corps et de la tête.

Ostéopathie et massage :

L’ostéopathie permet une amélioration de la douleur musculaire ce qui réduit l’inflammation. Des massages faits chaque jour sur le ventre (légère pression autour du ventre dans le sens des aiguilles d’une montre) aident également à la gestion de la douleur.

Acuponcture :

L’acuponcture rend possible un relâchement d’opioïde naturel et inhibe les aires du cerveau responsable de la douleur. Cependant, cette étude n’a été faite que sur 25 personnes atteintes d’endométriose.

Compléments en vitamines :

Toutes les études incluant la prescription médicale de compléments de vitamines restent débattues. Néanmoins, il semble que la vitamine D (connue pour son action anti-inflammatoire), ait une influence, ainsi la vitamine A, C et B-Carotène pris ensemble.

Plantes médicinales :

Selon l’étude « Plant-derived medicines for treatment of endometriosis: A comprehensive review of molecular mechanisms » il existe un certain nombre de plantes pour aider dans les douleurs, parmi lesquelles :

  • Le fenugrec 
  • Le gingembre
  • Le curcuma (l’huile est plus assimilable)
  • L’ail (Allium sativum L.)
  • Le Copaïer (opaifera langsdorffii) huile et réside

Et pour les tisanes : 

  • Les feuilles de framboisier (Rubus idaeus)
  • L’achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  • Les lianes du Pérou (Uncaria tomentos) – extract 
  • La valériane (Valeriana officinalis) – racines 

SOURCES : 

Toutes les sources viennent de journaux médicaux spécialisés et datent au maximum de 2017.

  • Plant-derived medicines for treatment of endometriosis: A comprehensive review of molecular mechanisms. Professeur.e.s Fatemeh Binaa, Samaneh Soleymania, Tayebeh Toliatb, Mannan Hajimahmoodic, Malihe Tabarraid, Mohammad Abdollahie, Roja Rahimia, 2018
  • Self-management and psychological-sexological interventions in patients with endometriosis: strategies, outcomes, and integration into clinical care Laura Buggio, Giussy Barbara Federica Facchin Maria Pina Frattaruolo, Giorgio Aimi Nicola Berlanda 2017
  • Antalgiques et alternatives thérapeutiques non médicamenteuses pluridisciplinaires, RPC Endométriose CNGOF-HAS Conventional analgesics and non-pharmacological multidisciplinary therapeutic treatment in endometriosis: CNGOF-HAS Endometriosis Guidelines J.-M. Wattier 2018

Et en ce qui concerne les tisanes : 

  • K.H. Kim, J.K. Park, Y.W. Choi, Y.H. Kim, E.N. Lee, J.R. Lee, H.S. Kim, S.Y. Baek, B.S. Kim, K.S. Lee, S. Yoon, Hexane extract of aged black garlic reduces cell pro-liferation and attenuates the expression of ICAM-1 and VCAM1 in TNF-alpha-activated human endometrial stromal cells, Int. J. Mol. Med. 32 (2013) 67–78.
  • E.K.Akkol,M.A.Demirel,O.B.Acıkara,I.Suntar,B.Ergene,M.Ilhan,S.Ozbilgin, G. Saltan, H. Keleş, M. Tekin, Phytochemical analyses and effects of Alchemilla mollis (Buser) Rothm. And Alchemilla persica Rothm. In rat endometriosis model, Arch
  • J. Henriques Da Silva, V.R.D.A. Borges, L.D.C.B. Pereira, R. Ferrari, R.M. Mattos, E.G.D.O. Barros, C.Y. Palmero, P.D. Fernandes, P.R. Carvalho, V. Pereira De Sousa, The oil‐resin of the tropical rainforest tree Copaifera langsdorffii reduces cell viability, changes cell morphology and induces cell death in human endometriotic stromal cultures, J. Pharm. Pharmacol. 67 (2015) 1744–1755.
  • G. Saltan, I. Suntar, S. Ozbilgin, M. Ilhan, M.A. Demirel, B.E. Oz, H. Keleş, E.K. Akkol, Viburnum opulus L.: a remedy for the treatment of endometriosis demonstrated by rat model of surgically-induced endometriosis, J. Ethnopharmaco